Japan Expo - 16e Impact

Mangacast N°16 – Dossier : Traduction/Adaptation, traduire est-ce trahir ?

Mangacast N°16 - Dossier : Traduction/Adaptation, traduire est-ce trahir ?

« Traduire, c’est trahir » ou « traducteur, traître », c’est par ces interprétations du célèbre poncif « traduttore, traditore » que l’on cantonne trop souvent la traduction et l’adaptation d’œuvres.

Réussir à retranscrire toute l’essence d’un manga ou d’un animé, sans trahir ni l’œuvre ni son auteur, peut receler de très nombreuses difficultés.

A travers ce dossier, nous revenons, avec 2 professionnels du domaine, sur les réalités des métiers de la traduction et de l’adaptation, sur les nécessaires arbitrages qu’il faut faire, afin de mieux les cerner, et de comprendre les choix qui peuvent être faits.

Mangacast n°16, de Mai 2014, est présenté par Kobito et Kubo.

Fiche de l’émission

Numéro : 16
Saison : 02
Parution : Mai 2014
Format : MP3, 128kbps
Durée : 116’14

Sujet : TRADUCTION/ADAPTATION, TRADUIRE EST-CE TRAHIR ?
Sommaire : Dossier, Nos Invités, Lien(s)Photos, Ending Theme
Animé par : Kubo
Avec : Kobito
Photos : bebopnoun

Téléchargement et abonnement

Télécharger en MP3  S'abonner via iTunes  S'abonner via RSS  S'abonner via Android

Écouter l’émission

DossierTraduction/Adaptation, traduire est-ce trahir ?

« Traduire, c’est trahir » ou « traducteur, traître », c’est par ces interprétations du célèbre poncif « traduttore, traditore » que l’on cantonne trop souvent la traduction et l’adaptation d’œuvres.

Réussir à retranscrire toute l’essence d’un manga ou d’un animé, sans trahir ni l’œuvre ni son auteur, peut receler de très nombreuses difficultés.

A travers ce dossier, nous revenons, avec 2 professionnels du domaine, sur les réalités des métiers de la traduction et de l’adaptation, sur les nécessaires arbitrages qu’il faut faire, afin de mieux les cerner, et de comprendre les choix qui peuvent être faits.

Quelques titres traduits et adaptés par Jun-Ichi TAKEDA

urusei-yatsura_un-reve-sans-fin_vhs_tonkam-video WitchHunterRobin Mobile-Suit-Gundam-Char-Counter-Attack Mobile-Suit-Gundam-0083-Le-crepuscule-de-Zeon mobile-suit-gundam-f-91-beez GundamSeed03 Gundam00 GundamUnicorn

Quelques titres adaptés par Fabien VAUTRIN

Fullmetal-Alchemist-Tome-I-1-2-3 Genshiken-1 Hero-Tales-1 Nobles-Paysans-1 Pokemon-LGA-1 SilverSpoon-1 Soul-Eater-1 Waltz-1

Nos invités

Nom : Jun-Ichi TAKEDAJun-Ichi TAKEDA
Fonction : Traducteur/adaptateur freelance

Nom : Fabien VAUTRINFabien VAUTRIN
Fonction : Adaptateur, directeur artistique chez Kurokawa

Lien(s) utile(s)

Kurokawa : site de l’éditeur de Fullmetal Alchemist, Silver Spoon, Genshiken, Waltz, Pokémon

Sunrise : site du studio japonais Sunrise, producteur de Gundam Unicorn

Photos

Fabien VAUTRIN et Jun-Ichi TAKEDA Kobito, Fabien VAUTRIN et Jun-Ichi TAKEDA Kobito, Fabien VAUTRIN, Jun-Ichi TAKEDA et Kubo Fabien VAUTRIN et Jun-Ichi TAKEDA

Plus de photos

© bebopnoun / Mangacast, Asurada Prod.

Ending Theme, musique de fin

Witch Hunter Robin - ShellSHELL

Origine : Witch Hunter Robin
Type : OP Theme
Artiste : CHINO
Auteur : Hitomi MIENO
Compositeur : Hideyuki SUZUKI
Année : 2002

Toute l’actualité du manga est à suivre quotidiennement sur

Manga Sanctuary

Mangacast sur les réseaux !

facebook_76  twitter_76  googleplus_76  tumblr_76  Instagram

Abonnez-vous via iTunes    Abonnez-vous via Android

© 2014 Mangacast / Asurada Prod.
OP Theme : Junjou ACTION (Tak MATSUMOTO/Koshi INABA), © Vermillion Records.
ED Theme : Shell (Hitomi MIENO/Hideyuki SUZUKI), © Victor Entertainment.
© DR.

Made on a Mac

Hayaku Shop



34 Réponses à Mangacast N°16 – Dossier : Traduction/Adaptation, traduire est-ce trahir ?

  1. lololeboiteux dit :

    Très instructif comme toujours, merci. De toute façon on parle de Gundam dedans alors ça peut être que bien 🙂 Je crois que je comprend ce qu’a voulu dire Jun-ichi Takeda en étant soulagé de ne pas avoir traduit les Ginga Eyuu car niveau dialogue c’est vachement pompeux bien que ça soit une des mes séries préférées.

    • Jun-Ichi est, aussi, un grand fan des Héros de la Galaxie.
      Et il sait quelles difficultés il aurait eu à produire une traduction et une adaptation en adéquation avec ce que lui, en tant que fan, attendrait.
      *Fort heureusement* le titre à peu de potentiel chez nous (peu de public intéressé, une production plutôt ancienne et beaucoup trop d’épisodes), donc le cas ne se posera pas ! 😉

      Merci à toi, et merci de ta fidélité ! 🙂

  2. Deathmes dit :

    Emission très intéressante, notamment pour la comparaison fansub/editeur apporté par Jun-Ichi. Je pense que pas mal de gens n’ont pas conscience des contraintes du sous-titrage professionnel.
    Et tu fait bien de mettre de mettre « fort heureusement » entre parenthèse pour parler de GinEiDen.^^ C’est assez dommage quand Game of Thrones nous démontre que les gens ne sont pas forcément effarouchés par des séries bourrés de diverses intrigues et de luttes de pourvoir a grandes échelles. Mais il est sur que son âge n’aide pas.

    • Le « fort heureusement » est mis entre astérisques pour signifier que c’est dommage pour le titre, moins pour les chutes de cheveux de M. TAKEDA 😉
      Mais, quoi qu’il arrive, la centaine d’épisodes bloque, d’emblée, toute sortie éventuelle. Ce serait trop de risque et de travail, pour un potentiel, en France, extrêmement limité.

      Merci à toi d’avoir écouté l’émission !

      • Deathmes dit :

        (Bizarre mon commentaire est pas passé).
        Je disais que j’avais bien compris et que je le soulignais, désolé si ma formulation a portée a confusion.^^’

  3. fenix dit :

    J’ai l’impression que ce podcast à duré 30 minutes à tout cassé tellement j’étais à fond dedans (normal j’aimerais bien faire leur métier plus tard). Un super podcast comme d’habitude changer rien les gars.

  4. Gemini dit :

    Très intéressant, comme d’habitude.

    Comme eux, je ne suis pas partisan du recours aux « san » et aux « sama », mais à condition que ce soit adapté s’il y a une subtilité à saisir. Là, je ressors un de mes exemples favoris : Nanaka 6/17. L’héroïne, 17 ans, appelle son ami d’enfance Kenji-kun ; mais elle perd la mémoire, régresse à l’âge de 6 ans, et lorsqu’elle se réveille, elle l’appelle Kenji-chan. Évidemment, lui, ça l’énerve. Sauf que le traducteur n’a absolument pas cherché à adapter quoi que ce soit : elle l’appelle juste « Kenji » avant et après sa perte de mémoire, mais lui s’énerve sans raison apparente. Alors que placer un surnom mignon genre « Kenjounet », ça ne prend pas trop de place…

    En tant que lecteur, par contre, je déteste les manga trop adaptés, et je n’ai pas envie de me dire que c’est parce que je ne correspondrais pas à un simili public cible. Les Vacances de Jésus et Bouddha me pose parfois problème à cause de ça. Mais le pire, c’est Kuragehime, avec ses sur-adaptations et ses blagues pas drôles lorsque transposées en Français ; je comprends que certains passages sont inadaptables en Français, mais dans ce cas, je me demande pourquoi le publier si c’est pour le massacrer ? Iker Bilbao a récemment indiqué qu’il avait renoncé à Shirokuma Café car intraduisible / inadaptable (et probablement commercialement suicidaire), je ne pense pas qu’il y ait de honte à se dire que, parfois, un manga ne peut pas / ne doit pas être proposé dans une langue autre que le Japonais. Comme Kimengumi High School.

    • Kimengumi a été l’exemple d’un manga très adapté par Tonkam, et perd quelque peu d’une partie de son sel.
      Mais l’essentiel n’est-il pas d’en capter l’essence ? De permettre au lecteur français de découvrir une œuvre avec des transpositions compréhensibles.
      Les lecteurs de Jésus & Bouddha semblent plutôt contents de l’édition qu’ils ont, avec un directeur de collection exigeant quant à ses choix qualitatifs.

      Mais tu as raison, dans l’exemple que tu donnes, il y a un travail de transposition dans notre langage qui n’a, manifestement, pas été bien fait. Et on y perd forcément.
      Tous les traducteurs, tous les adaptateurs, ne se valent pas. Encore moins aujourd’hui où certains éditeurs divisent les prix des piges par presque 2.

      • Gemini dit :

        L’adaptation, c’est tout un art, c’est très difficile à doser. C’est pour cela que, au-delà d’un certain point, je me demande s’il ne faut pas choisir entre ne pas publier un manga ou l’adapter en dépit du bon sens.

        Kimengumi, nous avons dans les premiers tomes des dialogues totalement nanaresques, qui côtoient d’évidents refus d’obstacle, c’est-à-dire des moments où nous sentons à l’image qu’il devrait y avoir un gag, mais rien (comme lorsque Lassie mime les formes des idéogrammes). Le mec qui a eu l’idée d’appeler un personnage Leretour Dejoe car son nom VO devait être Ashitano Joe (je suppose vu que je ne parle pas Japonais), ce devait quand même être un grand malade. Et je ne parle même pas de Hélènesé Gara.

        Ce qui peut m’énerver, quand je lis un manga, c’est une référence franco-française, ou en tout cas purement occidentale, là où je sais que ce ne peut être ce que nous avons en VO. Je doute que Jésus dise à Bouddha « ceci est mon Knorr » – même si Greg m’a révélé, photo à l’appui, l’implantation de la marque au Japon – et même si je sais qu’il faut adapter, j’aurais bien aimé savoir quelle était la blague d’origine. Il n’y a pas de recette miracle, juste des manga plus faciles à adapter que d’autres.

        • C’est effectivement un point de vue qui se discute.
          J’aurai tendance à penser que presque tout est adaptable, mais, effectivement, il faut accepter, dans certains cas, d’avoir recours à des références locales.

          Le Kimengumi de Tonkam est très décrié, c’est sur, mais à plutôt bien fonctionné, et a eu son public qui se retrouvait dans cette adaptation finalement dans la continuité de la série animée vue à la TV.
          Je ne suis pas forcément fan du truc, je crois d’ailleurs avoir abandonné le titre au volume 2 ou 3, mais je peux le comprendre.

          Après, concernant Jésus & Bouddha, c’est un peu ce que disait Fabien dans l’émission, l’important n’est-il pas que le lecteur capte l’essence de la blague, du calembour ? Et, donc, ait une complète réadaptation.
          Plutôt qu’un truc traduit qui n’a pas vraiment de sens, et qu’il faut expliquer au moyen d’une note ?
          Selon le public, plus ou moins proche du matériau d’origine, la réponse sera différente. Mais je crois qu’en dehors de quelques titres, le manga doit être adapté avec respect mais à destination du grand public, pas pour une frange de fan. 😉

          • Gemini dit :

            En parlant de manga inadaptables, des nouvelles des Rois du Rire chez Tonkam ?

            Je comprends tout-à-fait le besoin d’adapter pour le plus grand nombre, mais parfois, je trouve que cela ne passe tout simplement pas.
            Prenons un passage de Kuragehime : le héros doit se faire passer pour une fille, mais utilise le « ore » masculin en lieu et place d’une façon féminine de dire « je » ; ses interlocutrices tiquent sur le « ore » et l’héroïne, qui connait son véritable sexe, détourne l’attention avec une chanson dont le refrain est basé sur le « olé » espagnol, jouant sur la similitude de prononciation entre « ore » et « olé » en Japonais. Pour la version française, l’adaptateur a choisi de garder la chanson et ses « olé », mais cela ne fonctionne plus avec la réplique du héros. Désormais, il dit « je suis un voisin venu d’un coin isolé du quartier », elles tiquent sur le « un voisin », et elle enchaine sur « isolé… olé ! »
            Je ne sais pas si c’est une adaptation ratée, baclée, ou tout simplement impossible, mais le résultat fait forcé et n’est pas agréable.

            • Non, pas de nouvelles.
              Mais ils avaient déjà du mal à trouver un adaptateur pour le faire, alors maintenant que les tarifs ont été drastiquement baissés, m’est avis que c’est devenu encore plus compliqué qu’il y a 1 an.

              Effectivement, l’exemple sur Jellyfish montre toute la difficulté à adapter les particularités linguistiques du japonais.
              Il y a des trad/adapt qui choisissent de traduire en direct, et d’expliquer en note en quoi la situation est burlesque. Mais c’est au détriment de la fluidité.
              Je n’ai pas de préférence. Les 2 me vont. 😉

  5. killa dit :

    bonjour

    J’ aime beaucoup votre podcast, le seul petit bémol est que je le trouve un petit peu long.
    merci et bonne continuation.

    • Faire court impose, trop souvent, de tronquer et d’orienter le propos.
      Ce qui n’est pas ce que nous souhaitons faire. Au contraire, nous souhaitons laisser aux interlocuteurs l’occasion de s’exprimer le plus librement possible afin d’avoir des dossiers les plus exhaustifs possible 😉

  6. Khonda dit :

    J’adore vos podcast, encore plus particulièrement celui ci puisqu’il traite du métier que je voudrais faire (je commence mes études de japonais l’année prochaine).

    Vous faites du super boulot, vous avez toujours de bons invités on se marre tout en apprenant des choses bref c’est excellent.

    Kubo, il me semble que dans un mangacast tu as dis que tu avais une expérience professionnelle dans le milieu de l’édition, à quel poste ? (si c’est pas trop indiscret)

    J’aimais bien la fonction calendrier du site mais elle semble avoir disparue, pourquoi ?

    Bon courage pour la suite.

    • Heureux que l’émission t’ait plu ! 🙂
      On essaye d’être intéressants, tout en conservant un ton badin.

      Tu as une partie des CV de l’équipe sur la page dédiée : http://www.mangacast.fr/a-propos/lequipe-de-mangacast/#kubo
      En l’occurrence, Kubo a travaillé pour un magazine manga/japanime et à co-organisé des événements, entre autres choses.

      La calendrier à disparu parce que peu utilisé, et on a eu des soucis techniques suite à une mise à jour.
      Vu le peut d’intérêt suscité, nous avons préféré le supprimer complètement.

  7. omtsubasa dit :

    Bonsoir. Je ne sais pas pourquoi mais quand j’ai vu la photo de : Jun-Ichi sur votre page facebook peu avant la diffusion du podcast, je savais que j’allais fortement l’apprécier. Vous avez l’art d’inviter des personnages hauts en couleurs. Bon, j’ai beaucoup apprécié ce podcast que j’ai trouvé très intéressant. J’ai bien aimé, vos invités, sans vouloir entrer dans la polémique contre qui que se soit (que se soit en parlant du fansub ou de pratiques de certains éditeurs) ont parlé sans langue de bois, ils ont dit ce qu’ils pensaient, que ce soit jugé positif ou pas.
    Connaissant des personnes qui travaillent chez des éditeurs à divers postes, je n’ai pas spécialement été surpris de certaines choses (notamment des tarifs pour des trads pures par rapport au travail demandé). De manière général, les explications de vos invités ont été claires et précises.
    Message personnel à Fabien : Merci, merci, merci, merci, merci, merci d’avoir traduit Hero Tales. Certainement ma meilleure acquisition en mangas papier. J’ai acheté direct l’intégrale à Japan Expo et je l’ai dévorée d’une traite tellement c’était génial. Ils ont fait vraiment un super travail dessus chez Kurokawa, ce sont de très beaux livres (ça se voit que je surkiffe Hero Tales ?). Tiens, ça m’a donné envie de les relire…

    Que dire de plus ? Que je vous souhaite une très bonne continuation, équipe Mangacast^^

    • En règle générale, on choisit minutieusement nos invités en fonction du thème que nous souhaitons aborder.
      Maintenant on a la chance d’avoir beaucoup de professionnels passionnants et passionnés dans ce milieu, ce qui nous facile grandement la tache quant à trouver le bon invité pour la bonne émission 😉

      Content que ça t’ai plu omtsubasa. Et merci de nous être fidèle ! 😉

  8. Woom dit :

    Bonsoir. 🙂
    Je n’ai pas grand chose à dire, hormis merci pour ces Mangacast tous plus intéressants les uns que les autres. Nouveau venu dans le monde du manga, j’en apprends des choses !
    J’ai découvert votre émission il y a quelques semaines, et j’attends chaque jour impatiemment la suivante. Et, pour tout vous dire, je les écoute et réécoute le soir dans mon lit pour m’endormir. x) Merci donc pour votre travail !
    Bonne continuation. 😉

    • Ça nous fait très plaisir que ça te plaise autant ! 🙂

      Prochainement tu devrais avoir de quoi te mettre sous la dent, puisqu’on va proposer un Mangacast Extra la semaine prochaine, et le Mangacast Omake du mois la semaine suivante.
      Et peut-être (mais ce n’est pas encore sur) un autre Extra en juin ! 😉

      Merci à toi de ton soutien !!

      • lololeboiteux dit :

        Trois par mois ? C’est la fête \o/ ( Bon par contre du coup ça doit vous bouffer pas mal de temps avec un tel rythme ).

        • C’est pas forcement « voulu » 😉
          Disons que les Extra sont souvent des Mangacast qui n’ont pas trouvé de place dans le planning, car besoin de réaliser l’émission dans une période déjà bouclée.

          Et, en l’occurrence, il y a quelques sujets qui tombent en *dernière minute* et qu’on ne souhaite pas forcément zapper.

          Effectivement, jusqu’à Japan Expo, les semaines sont intenses pour nous ! Mai et Juin sont full dans notre planning !! ^^;

  9. Mick_03 dit :

    Un podcast de très bonne qualité, des intervenants au top, les bonnes questions posées, des réponses claires et précises, bref surement l’un de vos meilleurs depuis le début de l’aventure 🙂

    Bref, continuez comme ça 😉

  10. blueluminary dit :

    Je n’ai pas encore écouter l’amission, mais dés que j’ai vu ‘Gundam’ j’ai pensé a Black Jack il a du adorer passer des 2h a en parler xD

    je telecharge *-*

  11. james dit :

    « Ce n’est pas trahir l’oeuvre » ah oui voila pourquoi de déteste les trads/adaptations de Kurokawa…. Non mais sèrieux je pense qu’il est important de placer en priorité la culture de l’oveure original avant la notre. Si dans une oeuvre les personnages s’appelent par leurs nom il est important de faire de même dans la version francaise nan ?

    • Je ne suis absolument pas d’accord avec toi.
      Un travail d’adaptation doit être effectué de sorte à ce que le lecteur/spectateur puisse comprendre facilement et immédiatement le sens et la référence. La traduction et l’adaptation n’existent que pour servir l’œuvre, lui donner sens dans la langue cible, et doit s’effacer au profit de la compréhension immédiate et du plaisir de lecture/visionnage.

      C’est de moins en moins le cas aujourd’hui, mais il y a 10 ans, on trouvait beaucoup de traductions qui manquaient singulièrement d’adaptations, et forçaient à lire un lexique dense, ou aller chercher le paragraphe renvoyé par l’astérisque qui expliquait quelle était la personnalité dont parlait le protagoniste, ou le sens du jeu de mot non adapté.
      On y perd, immédiatement, en lisibilité, et ça coupe la lecture.

      Tant que l’adaptation ne dénature pas l’œuvre, elle me parait bénéfique. Nous n’avons pas la même « culture populaire » que le Japon, ni la même langue, mais si on prend le parti d’adapter pour des lecteurs français, il faut que ce le soit pour le plus grand nombre, pas pour une frange élitiste qui n’est pas dérangée par les renvois systématiques.
      L’exception est forcément les titres qui s’adressent quasi-uniquement à cette frange comme Genshiken.

  12. james-kun dit :

    Objection! Et bien là c’est moi qui ne suis pas du tout d’accord avec tes propos Kubo. Je suis de l’année 92, donc je n’ai pas connu le niveau de qualité des trads/adaptations d’il y a 10 ans.
    Ce que je peux dire c’est que le manga et la japanimation et le Japon tt simplement ont fédéré pas mal de gens en France, ces derniers ont soifs de connaissances et connaissent les codes de cette culture…
    Bref tu dis que la trad/adaptation est là pour servir l’œuvre je suis d’accord avec toi sauf qu’en France ce n’est pas le cas… En France on trahit, dénature et « viol » si je puis dire l’œuvre originale au nom du grand public, certes il faut du grand public pour qu’une série est du succès (commercial), mais je suis partisan du fait qu’il aurait été plus judicieux d’éduquer ce grand public afin que les codes de la pop culture nippone ne l’effrayent ou ne l’égarent pas, au lieu de ça on a un phénomène où tout est aseptisé…
    Mes propos sont totalement subjectifs et je le sais pertinent, mais j’ai horreur du fait que la France squizze où zappent des éléments, détails qui ont leur importance. Après je pense que tout est à faireperspective et des degrés de tolérance qu’en est-il de toi Kubo qu’elle est ton seuil de tolérance ? Moi quand j’ouvre un dès mes Yotsuba ou un de mes Medaka Box et que je vois qu’il change la devise et place des € dans la bulle. Là j’explose de rage! Voilà pourquoi j’ai boycotté des séries telles que Jésus et Boudah que je préfère lire en Japonais…

    • C’est utopiste de croire que la moitié des acheteurs de mangas connaissent les codes de la « culture ». Majoritairement ce sont des consommateurs qui aiment le graphisme du manga, son dynamisme, le côté sérialisation dont les japonais sont experts.
      Mais croire que les tous les lecteurs de manga sont des experts des codes sociaux et oraux relève de la pure utopie.

      Ce n’est pas en ajoutant des « -kun », des « -san », et en laissant des références à Tak MATSUMOTO que tu étanche la « soif » des lecteurs qui aiment le Japon.
      Forcer un lecteur à faire un renvoi pour expliquer qui est cet artiste dont parle le personnage, est déjà une coupure dans la fluidité du récit.

      Tu parles de codes de la « pop culture » japonaise. Mais c’est quoi ces codes pour toi ?
      Que vas-tu faire pour « éduquer » 10.000 lecteurs d’un King’s Game, ou 100.000 d’un Naruto/One Piece ?
      Connais-tu, toi-même, tous les codes de cette pop culture ?
      J’ai beau lire du manga depuis 20 ans, mâter des animés depuis un peu plus, je ne pense pas les maîtriser réellement.
      Ce n’est pas parce qu’on écoute les 2/3 artistes à la mode à un instant T qu’on les maîtrise. Il faudrait être japonais, être baigné pour ça.

      Les changements de devises, je ne suis pas pour non plus. Ça n’a pas beaucoup de sens, je préfère un renvoi vers une conversion.

      Mon seuil de tolérance ?
      Franchement, quand j’avais ton âge j’étais sans doute plus « extrémiste » qu’aujourd’hui, avec une exigence forte de coller au texte original.
      Aujourd’hui, je suis beaucoup plus tolérant de ce côté là.
      Il me parait nécessaire qu’une adaptation soit accessible au plus grand nombre, tout en respectant le sens qu’à voulut transmettre le mangaka.
      Le manga ce n’est pas un médium pour une « élite » qui bouffe du Japon matin et soir, c’est de l’entertainment pour tous. Et ça doit le rester.

      Au final, si tu lis Jésus & Bouddha en japonais, c’est que tu lis la langue, donc nul besoin de te poser la question sur les versions françaises. Les VF c’est pour les gens qui ne lisent pas le japonais.

Laissez votre commentaire