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Mangacast Extra EX:02 – Dossier d’Actu : AnimeFrance, retour sur la grande étude de consommation d’animés

Mangacast Extra EX:02 - Dossier d'Actu : AnimeFrance, retour sur la grande étude de consommation d'animés

De juillet à septembre 2013, les associations APAMI et AEUG ont réalisé une grande étude d’opinion et d’habitudes autour de la consommation d’animation japonaise des français.

Fansub, piratage, simulcast, vidéo, VOD… Toutes les facettes de la consommation d’animés ont été passés au crible, et nous permettent de dresser le portrait d’un marché, entre attentes du public et freins à la consommation légale.

En compagnie de Jean-Philippe DUBRULLE, consultant en sondages, président de l’AEUG, et responsable de cette étude, nous revenons sur les résultats, de cette grande consultation, qui viennent d’être publiés.

Mangacast Extra EX:02, de Mai 2014, est présenté par Kobito, Marcy et Kubo.

Fiche de l’émission

Numéro : EX:02
Parution : Mai 2014
Format : MP3, 128kbps
Durée : 105’38

Sujet : ANIMEFRANCE, RETOUR SUR LA GRANDE ÉTUDE DE CONSOMMATION D’ANIMÉS
Sommaire : Dossier, Notre Invité, Lien(s)Photos, Ending Theme
Animé par : Kubo
Avec : Marcy et Kobito
Photos : bebopnoun

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actuAnimeFrance, retour sur la grande étude de consommation d'animés

De juillet à septembre 2013, les associations APAMI et AEUG ont réalisé une grande étude d’opinion et d’habitudes autour de la consommation d’animation japonaise des français.

Fansub, piratage, simulcast, vidéo, VOD… Toutes les facettes de la consommation d’animés ont été passés au crible, et nous permettent de dresser le portrait d’un marché, entre attentes du public et freins à la consommation légale.

AnimeFrance.fr

APAMI     AEUG

 

Notre invitéJean-Philippe DUBRULLE

Nom : Jean-Philippe DUBRULLE
Fonction : Consultant en sondages, président de l’AEUG

Lien(s) utile(s)

AnimeFrance : site de l’étude

AEUG : site de l’Association pour l’Essor de l’Univers Gundam

APAMI : site de l’Association pour la Protection de l’Animation japonaise et du Manga sur Internet

Photos

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© bebopnoun / Mangacast, Asurada Prod.

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31 Réponses à Mangacast Extra EX:02 – Dossier d’Actu : AnimeFrance, retour sur la grande étude de consommation d’animés

  1. Negima dit :

    Très bon podcast ^^
    Merci aux intervenants et au staff de Mangacast

  2. lololeboiteux dit :

    Très bonne émission comme toujours.

    Alors si actuellement quand on est pas très difficile sur les animes on peut facilement être « boulimique » rien qu’avec les offres légales (je dois en regarder environ 17 en cumulant les trois plateformes légales) d’ailleurs avec l’expansion de celles-ci j’ai redécouvert personnellement le plaisir de l’attente : y a toujours une où deux séries où je trépigne d’impatience jusqu’à la semaine suivante au lieu de tout me taper à la suite (typiquement le cas de KLK par exemple).

    Pour le don a une team j’avoue que ça m’est arrivé pour une team chez qui j’ai suivis un grand nombre d’anime qui ne sont pas pris par les éditeurs ( de manière assez étrange quand je vois cette saison Sidonia No Kishi absent des catalogues alors qu’on se tape quelques trucs vraiment bof sur Crunchyroll par exemple).

    Pour ce qui est des rééditions de vieilles séries j’ai tendance à penser que vu le nombre d’acheteurs réels la meilleure solution actuelle pourrait être celle choisi par @anime pour Cat’s Eye dans la mesure où ca limite grandement la prise de risque pour eux.

    Sinon c’est vrai que les offres légales sont pas très visibles et moi même si je ne m’étais pas mis à suivre les actus du secteur et était resté visionneur irrégulier comme il y a quelques années je serais probablement passé à côté notamment pour ADN et Crunchyroll.

    Merci à vous et à ceux qui se sont investis dans ce travail, d’autant plus que j’aime beaucoup le travail que fait l’AEUG.

    • Je ne saurais dire si la rééditions de titres « oldies » est la bonne solution, vu que @Animé semble jouer sur des œufs en proposant une sortie via crowdfunding.

      Beaucoup de gens disent ne pas être au courant des offres légales existantes, et c’est forcément un vrai problème. D’autant qu’il est plus facile d’accéder au fansub qu’aux offres des éditeurs, en dehors de Wakanim très bien référencé, et empêchant la distribution directe des animés sous licence chez eux.

      Merci à toi en tout cas ! 😉

  3. hebiko dit :

    Je viens d’écouter ce podcast (mon premier de mangacast d’ailleurs) suite à cette curiosité qu’est l’étude sur la consommation d’animation en France. Content de voir que le sujet n’a pas débordé (ce qui est souvent le cas sur les forum) et était maitrisé par l’équipe. Sans diaboliser le fansub et avec une certaine honnêteté on a pu tenter de comprendre les deux camps. Personnellement je suis un grand acheteur (Collection de 12 000 euros selon votre partenaire manga sanctuary ^^). Il était interessant aussi à travers ce podcast de vous entendre discuter des problèmes des éditeurs et notamment de la communication, on n’en parle jamais assez malgré des avancées de leur part. D’ailleurs Kazé ne permet plus de communiquer sur sa page facebook depuis plus d’un an il me semble, cela aurait été interessant d’en parler.

    Aussi, même si cela peut paraitre redondant, ce même genre de débat sur le manga pourrait être interessant en évoquant notamment les arrêts de commercialisation, la légendaire qualité Panini ou l’orthographe et la traduction made in Pika.

    En tout cas vous venez de gagner un auditeur, j’écouterai les anciens podcast et notamment celui juste avant sur la traduction qui m’intéresse aussi.

    • Merci à toi d’avoir écoute ce numéro. 🙂

      Nous avons conduit ce Mangacast comme tous les autres, en prenant le temps de détailler les points qui nous semblaient importants, et en évitant de partir dans le hors-sujet.

      Qu’un éditeur ne souhaite pas avoir d’échange via sa page Facebook ne me choque pas tellement. C’est le plus souvent utilisé comme moyen de communication directe, de promotion, pas d’échange.

      Aucune étude de ce genre n’a, encore, été réalisée sur le manga, les éditeurs se contentant des résultats annuels GfK et des bilans Hachette/Interforum.
      Maintenant, nous parlons de tout cela tout au long de l’année, dans les différents Mangacast, et dans les Mangacast Omake.

      Heureux de compter un nouvel auditeur fidèle ! 😉

  4. Gemini dit :

    C’est sympa d’entendre Jean-Philippe venir présenter lui-même les résultats de son étude. Excellent podcast, comme toujours.

    Pour ma part, j’ai une politique très clair : je ne paye pas pour du démat’. En contrepartie, j’ai énormément de DVD/BRD qui ne sont tout simplement pas sortis en France, en provenance d’Italie, d’Angleterre, des USA, et même parfois du Japon. Je tombe donc dans les 80% qui ont « un pied dans chaque camp ».

    • Merci ! Heureux que ce numéro t’ai plu ! 🙂

      Après, si tu achètes tes animés à l’étranger, tu restes un consommateur qui rémunères les ayants-droit. Certes pas via les licenceurs locaux, mais l’essentiel est là.

  5. Khonda dit :

    Hello l’équipe, encore un très bon podcast !

    Je peux vous exposer mon expérience de « jeune » (18 ans) quant à la japanimation: entre 12 et 15-16 ans j’ai ÉNORMÉMENT téléchargé d’anime et regardé d’épisodes en streaming, vous parlez du fait que les sites de streaming ne devrait théoriquement pas hébergés d’animes, cela est est très récent dans les faits car Dailymotion, Wat et Youtube hébergeait il y a quelques années pléthores d’animes et à aucun moment il ne se faisait supprimer alors qu’à l’heure actuelle c’est supprimé très rapidement ou même carrément pas accepté. J’étais d’ailleurs persuadé de ne pas être dans l’illégalité.

    J’ai regardé de tout, allant de l’excellent au très mauvais en me fiant aux avis sur des forums et en piochant presque au hasard dans les anime à la mode.
    A aucun moment l’idée de payer ne m’a traversé l’esprit, au contraire même, l’idée d’acheter quelque chose que je pouvais avoir gratuitement me paraissait absurde. J’imagine que je fais partie de cette génération née avec internet qui consomme sans se poser de question. J’ai donc découvert beaucoup d’anime et j’ai gravé mes propres DVD d’anime fansubbés, imprimé mes jaquettes etc j’en suis arrivé à un point ou j’étais un peu « blasé », les codes de la japanimation réutilisés à outrance me gavait et les sorties récentes me paraissait fades à coté des meilleurs animes que j’avais pu voir.
    Je me suis fortement désintéressé de l’animation même si je guettais toujours les derniers Ghibli. Les shonen représentaient la majeure partie de ma consommation à ce moment là. Ma consommation s’est ensuite amoindrie privilégiant la qualité à la quantité et en m’orientant plus vers le seinen. Puis carrément un arrêt total de consommation d’anime.

    En parallèle, c’est mon attrait pour le manga papier qui s’est développé, j’étais un gros lecteur de scan de shonen fleuve mais j’achetais toujours les tomes une fois sortis. J’ai progressivement arrêté de lire des scan mais également d’acheter les tomes de ces shonen fleuve. Petit à petit ma consommation s’est orienté vers d’autres mangas de tous genre mais majoritairement shonen puis seinen plus récemment. A partir de cette période, il y a eu une prise de conscience quant au fonctionnement du marché du manga en France et de la manière dont il subsiste. J’ai donc rayé toutes idées de lire des scan de mon esprit et je m’y suis tenu.

    Très récemment j’ai eu un regain d’intérêt pour l’animation et je me suis procuré les blu ray de plusieurs Ghibli ainsi que celui d’Akira, j’envisage maintenant l’achat de Samurai Champloo.
    J’avais déjà ces films/séries en fansub il y plusieurs années mais de la même manière que pour le manga, la volonté de faire vivre l’animation et le manga en France m’a poussé à devenir acheteur.
    Je suis également devenu plus sensible à la qualité de la traduction et de l’image, il y a encore 4-5 ans visionné un épisode en qualité dégueulasse avec une traduction pourrie ne me posait aucun problème, aujourd’hui ça me parait irregardable.

    Je suis donc passé d’un gros consommateur d’anime de manière illégale à un consommateur occasionnel de manière légal en l’espace de quelques années.Et pourtant à l’époque je me considérais comme un consommateur d’anime lambda alors que ‘aujourd’hui je considère cela comme une passion même si je suis plus manga papier qu’anime.

    Je pense que c’est une évolution de mentalité qui va avec l’âge et qui ne sors pas vraiment de l’ordinaire même si je pense que le passage du tout illégal au totalement légal est pas si courant. D’autant que je connais pas mal de jeunes de mon âge qui ont également beaucoup consommé illégalement et qui le font toujours.

    Les offres de simulcast ne m’intéresse absolument pas au passage, payer pour voir des séries que je ne suis pas certain de suivre ne m’intéresse pas. C’est une aliénation du fansub, j’ai vu beaucoup de choses et du très très bon donc pas évident et puis j’ai pas de revenu fixe donc voila…
    Bref je m’arrête là sinon je peux plus me limiter, j’espère ne pas vous avoir ennuyé avec ma petite histoire, vous faites du très bon boulot, c’est toujours un plaisir.

    PS: Vous savez pas si il y a un moyen de savoir si une série risque d’être réédité en Blu ray ? Par exemple j’adore Cowboy Bebop mais j’hésite à prendre les DVD au cas ou une édition Blu ray verrait le jour.

    • Merci pour ton témoignage, c’est très intéressant de voir le parcours des gens ayants débuté avec le fansub aussi présent.

      Le simulcast est, très clairement, une réponse au fansub, et au souhait, d’une partie du public, de pouvoir voir ses animés en même temps que le Japon.
      Si cette solution convient, en terme de réponse, aux critiques d’il y a 5-6 ans, elle n’est pas forcément l’idéal pour tous les consommateurs. Il y a autant d’attentes que d’animéfans.
      Il n’empêche qu’en dehors d’ADN, on peut voir des animés récents/simulcast gratuitement : pendant les 30 premiers jours de diffusion sur Wakanim, au delà du 7ème jour de mise à dispo chez Crunchyroll. Ce qui est, tout de même, une sacrée aubaine 😉

      Concernant Cowboy Bebop en Blu-ray, il existe déjà une édition HD au Japon, ce qui donne une grande chance d’avoir la série en BD chez nous, à terme.
      D’autant que le licenceur de la série (Dybex) ne peut plus vraiment acheter de nouvelles séries, et maximise son catalogue actuel.

  6. MiloSocho dit :

    Vous avez évoqué le potentiel fédérateur/communautaire des éditeurs, mais peut-être manqué d’évoquer ce qu’a entrepris Wakanim en faisant intervenir les VoxMakers. Car c’en est clairement une première manifestation. La première vidéo de l’Ermite moderne, sur Kill la Kill, tombait en effet en plein dedans : série diffusée par l’éditeur, et supplément exclusif créé pour le site.

    • Pour le coup, dans l’équipe, on n’est pas du tout réceptif à ce virage pris par Wakanim.
      On ne comprend pas vraiment la logique derrière le fait de diffuser, sur une même plateforme, animés (qui est leur métier de base) et Youtubers.
      Diffuser des dramas japonais, à la limite, mais les émissions genre VoxMakers nous paraissent faire *tâche* sur un site duquel on attend la diffusion d’animés.

      Si on comprend aisément l’argument financier derrière tout ça (augmenter le nombre de vidéos diffusées, et donc vues, pour augmenter les revenus publicitaires), on ne comprend pas la logique éditoriale.
      Ça me semble parasiter, un peu, le cœur de métier de Wakanim, alors qu’il y a déjà tant de gens qui ne connaissent pas l’existence de l’éditeur, ou ne comprennent pas ce qu’il fait. 😉

      • MiloSocho dit :

        J’ai eu le même sentiment quand j’ai vu apparaitre la première video VoxMakers sur le site. Aujourd’hui encore, ça me laisse souvent de marbre.

        Mais au-delà mon interet personnel, je trouve que ça participe pleinement à la mise en avant du site sur les réseaux. Par exemple faire rediriger des gens depuis Youtube vers Wakanim est assez audacieux dans le principe. J’imagine que certains abonnés à la chaine ont découvert l’éditeur comme ceci. Et surtout, l’ont découvert avec un potentiel sympathie bien plus grand que le trauma lorsqu’on découvre le nom de Wakanim dans une brève sur son site de sous-titrage sauvage préféré (« salut on arrête telle série parce que Satan Grand Capital a « licencié » le produit »). Apaisement des coeurs, gagner de la « légitimité » même aux yeux des plus réac’ 🙂

        Ce type de contenu « bonus » implique des couts et une logistique sans doute bien moins lourds que ce que demanderait notamment des drama (licence, traduction, etc). Pour moi ça l’inscrit pleinement dans le social network où les éditeurs sont si peu visibles. Car on ne peut pas limiter l’interaction avec le public à un tirage au sort annuel à Villepinte. Bien sûr, Youtube n’est pas la seule voie possible, le contenu des vidéos n’a parfois pas trop de rapport avec la choucroute, mais pour le moment c’est ce qu’il y a eu de mieux entrepris vers l’ouverture par un éditeur, à ma connaissance en tout cas.

        Le maitre mot étant « exposition », de toute façon. Je ne serais pas contre qu’ils aillent encore plus loin dans le Youtube mainstream. Si c’était dans leur budget, se payer un Norman qui toucherait 3 mots au sujet de Ping Pong (pour faire suite à sa vidéo sur le ping pong), ce serait absolument grandiose comme impact : plus que de la visibilité, ça mettrait à coup sûr la série entre les mains de non-consommateurs d’anime. Mais là je rêve un peu.

        Même si, quand un gars se filme en train de manger des chocolats japonais, je me sens un peu pris pour un jambon 😉

  7. Corbeau dit :

    Un mangacast passionnant pour moi car plein de chiffre et de statistiques, je trouve que ça donne un fond dans le domaine de la japanimation et du manga en plus des divers chiffres donnés par les éditeurs.
    J’ai quand même été surpris de ne pas trouver le lien de l’étude dans la description de l’émission (même si je suppose qu’on peut la trouver facilement) et aussi je pense que vous auriez dû en début d’émission donner les moyens de diffusion de ce sondage, je trouve que c’est un facteur important qui peuvent expliquer certains résultats, par exemple si Dybex a aidé à sa diffusion donc on peut supposer que ceux qui en ont pris connaissance par cet éditeur avaient déjà acheté leur produit.
    Enfin je chipote parce que c’était vraiment génial.

    • Le lien vers le site de l’étude est dans la zone Lien(s) utile(s) : http://www.mangacast.fr/emissions/mangacast-extra/mangacast-extra-ex02-dossier-dactu-animefrance-retour-grande-etude-consommation-danimes/#liens
      Et on donne plusieurs fois l’URL (assez simple) de l’étude au cours de l’émission.
      J’ajoute, quand même, un lien image dans la description afin que ce soit plus visible. 😉

      Si Dybex à plutôt pas mal communiqué sur l’étude (sur Facebook), il n’a pas été le seul, loin de là.
      Elle a bénéficié de très nombreux retweets d’éditeur variés, de sites, et de particuliers. Et de beaucoup de partages sur Facebook.
      Impossible de n’avoir, ne serait-ce, qu’une petite idée de l’impact de Dybex sur les votants de l’étude.
      Et vu le nombre de votants, et l’impact réel des posts FB (env 10% des inscrits), il ne semble pas que ce soit déterminant vis à vis des résultats.

      En tout cas merci.
      Il est très difficile, pour nous, ne savoir comment une telle émission sera accueillie. Et pour l’instant, c’est plutôt positif ! 🙂

  8. zesensei dit :

    Bonjour,
    Merci pour cet excellent podcast (comme les autres).
    Un petit cailloux à votre édifice et analyse.
    Concernant la notion d’illégalité.
    Mon frère s’est abonné (via monnaie) à un site de téléchargement illégaux (il fait ce qu’il veut, je ne juge pas).
    Et comme il a payé pour ce service, il considère que c’est légal –> puisque c’est payant.
    Et pour lui, comme son entourage (je suis hors norme) la notion de legal / illegal est très flou, la facilité d’accès à un service primant sur l’origine de celui-ci ou sa légalité.
    Je corrobore donc votre analyse et vos commentaires allant dans ce sens: sur internet il est facile de confondre les offres légales ou non, voir de préférer les secondes si le service y semble plus facile (clin d’œil à Wakanim qui impose de longues pub avant de voir un épisode gratuit).
    Ensuite, il a des revenus faibles. Mais vit dans une société de consommation qui pousse à avoir vu tout ce qui est ‘hype’. Pour ne pas se sentir ‘exclu’ et car c’est facile et sans risque, il consomme de manière illégale. C’est pour le côté ‘social’ de la consommation de masse.
    Dernière anecdote qui va aussi dans votre sens, lors d’un échange avec mes chefs (on parle de cadres sup++) : eux: « Je ne vois pas pourquoi j’achèterais pour la même qualité d’image alors que personne ne regarde les bonus, si c’est pour me taper dix minutes de pubs et avertissements qu’on ne peut pas passer ».
    Et tout ceux qui achètent des DVD, BR (dont je fais parti) ne peuvent malheureusement qu’aller dans ce sens, entre l’insertion du disque et le début du visionnage du film il y a parfois quasiment 5 minutes (bien plus si on a des bandes-annonces et qu’on n’a pas la télécommande sous la main). Le must étant l’avertissement anti-piratage sur le support physique alors que justement on l’a acheté (peu probable que cet avertissement accompagne une copie pirate sur le net).
    Perso, j’ai trouvé mon bonheur avec ADN qui est très souple dans sa formule d’abonnement, propose à la fois des œuvres récentes et anciennes, avec une variété de support de visionnage appréciable (j’ai regardé des épisodes sur mon smartphone, si ça avait été possible je l’aurais fait sur PS3 ou ma télé connecté).
    Je vous remercie de votre émission et je pense qu’elle peut servir à faire changer la mentalité de certains auditeurs car basé pragmatique et non manichéenne.
    Vivement les prochaines, bonne continuation.

    • Ce que tu dis vas, effectivement, dans le sens des propos tenus pendant l’émission.
      La notion de légalité n’est pas claire pour tout le monde, et n’a pas forcément d’intérêt, voir de sens, pour beaucoup de gens.
      Ce qui compte c’est la simplicité d’accès, éventuellement la qualité et le prix.

      Après la notion sociale est, effectivement, quelque chose de très fort.
      Je ne crois pas que nous en ayons parlé dans ce numéro, mais il est clair que les gens ont, naturellement, envie de voir le programme dont leur entourage parle avec autant d’insistance. Le lien social que créé un programme est souvent sous-estimé, et pourtant souvent à l’origine du téléchargement.

      C’est vrai les avertissements sur les vidéos sont gonflants, mais ça s’est considérablement réduit ces dernières années. Terminé les clips contre le pirate, et souvent les BD permettent un accès rapide au main menu.
      J’achètes un certain nombre de films/séries/animés en Blu-ray, et je constate une nette amélioration.

      ADN est un excellent service, fourni par 2 très bonnes boites, qui, pour moi, à le point faible de ne proposer que du streaming et leurs gros titres avec un important décalage (la faute à J-One).
      Malgré tout, ils proposent de plus en plus de services, et améliorent leur offre, ce qui est une très bonne chose.

      Merci pour ton témoignage et merci pour ton soutien ! 🙂

  9. skullface dit :

    Bonjour,
    j’écoute vos podcasts depuis le premier mis en lien sur le site de manga sanctuary.

    Je suis un consommateur normal (actuellement je regarde 5-6 épisodes par semaine (1 par série) sur les sites de crunchyroll (m’y suis enfin mis) et wakanim (trop court les 30 jours ^^’).

    J’achète des mangas tous les mois et pour les animes, j’attends les coffrets mais le problème (même si j’ai découvert y a un an ou 2 le site de declic et leurs offres agressives), c’est le prix (cf le coffret de sailor moon et son prix aberrant pour une aussi veille série).

    Je n’achète pas de dvd, films, jeux au prix plein pot, je patiente avant de les trouver moins cher. Le problème, c’est que tous les éditeurs d’animés ne comprennent pas qu’il y a un public 2ième vague comme je les appelle.

    De plus, je sais aussi ce que j’achète la plupart du temps, J’écoute les cds avant de les acheter par youtube ou deezer. Pq? tout simplement parce que le dernier cd que j’avais acheté plein pot m’avait dégoûté. C’était un groupe que j’aimais bien mais le cd était mauvais (et les singles qu’on entendait à la radio et à la tv étaient cools mais finalement c’était les seuls (mais internet n’était pas encore là)). Je digresse là, mais je pense que ce débat pourrait aussi se replacer dans un contexte plus large.

    Et comme beaucoup je ne paye pratiquement pas pour du dématérialisé (sauf les jeux indépendants mais c’est tout). Je préfère comme vous, le support. Donc, je ne regarderai pas sur ADN (que je trouve trop cher parce que je ne regardais sûrement qu’une ou 2 séries sur cette plateforme sur un mois (donc max 8 épisodes pour 10 euros et que je ne possède pas, ca fait cher).

    Comme beaucoup, j’ai regardé en fansub au moment où internet est apparu et qu’on se tapait la x ième rediffusion de dragon ball à la télé. D’ailleurs, j’avais découvert naruto comme cela..

    Pour moi, le prix des animés chez certains éditeurs sont clairement un frein et s’il reste sur leur prix, je passerai mon chemin (merci déclic d’exister ^^). Et ca m’ennuie, parce qu’une série comme sailor moon par exemple (je sais que c’est la 2ième fois que j’en parle), j’aimerai me la prendre. En fait, j’essaie de concilier quantité et qualité. Je passe sûrement à côté de super séries chouettes (vu que je ne regarde pas sur ADN, je ne sais pas ce que vaut magi, alors que l’on en dit beaucoup de biens) mais faut faire des choix dans la vie. Et j’ai choisi de fonctionner comme ca. Je pourrai d’ailleurs parler de façon encore plus large (les mangas en arrêt de commercialisation, coffret à tirage ultra limité, les pubs chiantes qu’on a encore sur certains dvds, des groupes de musiques ou des animés inconnus et qui sont parfois meilleurs que ce que l’offre légal fournit).

    Bref, je vais m’arrêter là avant que tout ne devienne trop chiant à lire (voire incompréhensible)
    A bientôt pour votre prochain mangacast manga/ animé.

    • Je dois dire que je me retrouve beaucoup dans tes propos.
      Je trouve certains coffrets trop chers pour ce que je disposé à mettre, comme le Sailor Moon qui m’intéresse mais pour lequel, comme toi, je refuse de mettre 70€.

      De même je n’achète pas de jeu vidéo plein pot, j’attends 1 an pour obtenir le même à 30-40€.

      Et souvent j’attends la sortie en Gold/Saphir des séries Dybex/Wakanim/Black Box.
      Ou une offre promotionnelle sur salon, comme Kazé ou Manga Story peuvent en faire.

      Merci de nous apporter ton témoignage (différent des 2 autres) qui éclaire sur les problématiques, les freins et les souhaits d’un certain public. 😉

      • skullface dit :

        de rien.

        Pour une fois que j’avais quelquechose à dire ^^
        je suis content de voir que je ne suis pas le seul qui soit rebuté par certains prix.

        J’ai jamais compris tous ces gens qui me disaient: quoi? tu achètes ce jeu seulement maintenant? pourquoi faire? plus personne n’y joue (bin, si la preuve, moi lol), tu regardes cette série quand elle passe à la télé ? tu as toute la série sur le net (et alors, je passe pas ma vie derrière mon écran à tout scruter juste pour dire que je l’ai vu, je fais d’autres trucs), … Ca c’est quand je postpose mes achats. Mais on ne fait plus attention (les phrases entre parenthèses ce sont les piques que je pense quand ils me disent tout ca, ca m’évite d’ailleurs d’écouter une partie de leurs monologues.

        Cette pression ne me touche que très peu (en référence au hype dont un autre à parler (peut-être que j’aurai du répondre sur son texte ^^’), et je comprends que certaines personnes n’y arrivent pas mais la vie (de façon générale), ce serait de faire ces choix pour soi et non en fonction des autres. Mais c’est un autre débat.

        Merci de m’avoir répondu et lu

  10. Gemini dit :

    Il reste un point sur lequel j’aimerais revenir : parfois, il n’est pas possible pour un éditeur d’obtenir légalement une oeuvre ou un contenu existant. Un exemple récent : les Omake de Nadia et le Secret de l’Eau Bleue, qui auraient eu leur place dans les coffrets de Dybex, n’y sont pas pour des raisons légales (de mémoire en raison d’une brouille entre NHK et Gainax). Il faut donc se tourner vers le piratage pour les regarder, alors que comme vous le dites vous-mêmes dans le podcast, les bonus appartiennent aux plus-values de l’offre légale.
    De la même façon, impossible d’inviter le président de l’AEUG sans l’entendre parler de Gineiden, mais il me semble bien qu’un éditeur français s’était renseigné à ce sujet, pour apprendre que des problèmes de droit bloquaient son exploitation en dehors du Japon.
    Autre situation : plus personne ne sait à qui appartient une série, un bonus, ou même une VF, et si un éditeur ne peut pas prouver qu’il a payé les droits d’auteur – ce qui implique donc de trouver les ayant-droits – il ne peut tout simplement pas les commercialiser.

    Non pas que je défende le piratage, mais l’offre légale a aussi ses limites.

    • J’ai exactement eu cette déconvenue avec le coffret Nadia, dans lequel je m’attendais à trouver les Omake, et qui m’ont cruellement manqué.

      Je crois savoir que plusieurs éditeurs se sont renseignés pour les Héros de la Galaxie, mais aucun n’a pris le risque, à ce jour, d’éditer une série aussi marginale, et comportant autant d’OAV. Et ce n’est pas le film diffusé et distribué via Kazé CinéManga qui a dû les motiver ! ^^;

      C’est sur que l’offre légale n’est pas parfaite.
      Mais le fansub et la distrib’ sur le net ne doivent exister que pour palier l’inexistant, pas pour supplanter ce qui existe déjà et est commercialisé.
      Oui au fansub de séries non-licenciées, oui aux bonus ripés et subbés s’ils ne sont pas dispos dans les disques français. 🙂

  11. Aki no Niji dit :

    Agréablement surprise par ce Mangacast Extra ! J’avais entendu parlé de cette étude, donc merci de l’avoir décortiqué ! 120 pages ça faisait beaucoup pour nous, humbles fans d’animation ^^

    Je viens donc apporter ma pierre à l’édifice !
    J’ai quasi 20 ans, et donc je tombe pile-poil dans la génération qui a connu ses premiers anime avec le fansub. Bon ce n’est pas complètement vrai pour moi, parce que je regardais Détective Conan sur la 5 quand j’avais 10 ans, mais j’ai réellement commencé à m’intéresser de près à l’animation japonaise vers 12-13 ans. Et ce grâce à cette chose merveilleuse qu’est internet !
    Comme Khonda l’a souligné plus haut, à l’époque les sites comme Dailymotion ou Wat hébergaient énormément d’épisodes d’anime. Naruto, Fullmetal Alchemist, Fruits Basket, Death Note…et j’en passe ! Du coup, je ne me suis pas du tout posé la question du « légal ou non », parce que dans ma tête si c’était en libre accès sur un site comme Wat, eh bien je n’avais aucune raison de penser que c’était illégal !

    Après quand j’ai eu 14-15 ans, j’ai pris conscience de l’illégalité du fansub. Cela dit, ça ne m’a pas empêché de continuer à en regarder ! La plupart des séries qui m’intéressaient ne bénéficiaient pas de sorties DVD en France, et quand c’était le cas les prix n’étaient pas du tout à ma portée. De plus à ce moment là, il n’y avait aucune offre légale de simulcast, ou peut-être tout juste Wakanim qui commençait à se lancer, mais je ne connaissais pas encore.
    Du coup, pour participer au marché, j’achetais les manga des séries que j’avais vu en fansub et qui m’avaient bien plu ! C’est comme ça que j’ai commencé ma collection de manga (Naruto, Soul Eater, D.Gray-Man…).

    Depuis bientôt 2 ans, je ne regarde quasiment plus d’anime en fansub, sauf quelques fois pour des séries non licenciées en France. A force de glaner des infos à droite à gauche sur le monde de l’animation japonaise, j’ai découvert l’existence de Wakanim, puis d’ADN et Crunchyroll chez qui je regarde la quasi totalité de mes anime.
    La transition illégal/légal n’est donc pas impossible (même si elle n’est pas totale dans mon cas) ! J’ai d’abord regardé les épisodes gratuitement chez Waka et Crunchy, et maintenant je me suis pris un abonnement chez ADN.

    Pour ce qui est de ma fréquence de visionnage, elle est assez inégale. Autant je peux ne pas regarder un seul épisode de la semaine, autant ça m’arrive de regarder plus de 5 épisodes en une journée (le week-end ou en période de vacances bien sûr). Mais je pense quand même me situer parmis les gros consommateurs d’animation ^^
    Je regarde à la fois des séries en simulcast, principalement chez Wakanim, et aussi des séries déjà terminées sur ADN ou Crunchyroll.

    Donc non, ça ne me dérange pas de payer pour du démat’, pour preuve mon abonnement chez ADN. Par contre je préfère le concept d’ADN et Crunchy par rapport à Wakanim… Payer à l’épisode ou pour avoir du téléchargement définitif ne m’intéresse pas beaucoup. En effet « posséder » un épisode sur son ordinateur ne me donne absolument pas l’impression d’être propriétaire de quelque chose ! A choisir je préfère encore m’acheter un DVD, quitte à payer plus cher !
    Pour moi, s’abonner à un catalogue est beaucoup plus avantageux, et les prix pratiqués par ADN et Crunchy ne sont pas excessifs.

    Je fais donc partie des 80% qui ont un pied dans les 2 camps ^^ Et aussi des 60 et quelques qui possèdent des DVD ! Eh oui j’ai UN unique Ghibli chez moi, Le voyage de Chihiro ! x) Comme quoi il faut être prudent avec les chiffres des sondages, et ne pas les prendre au pied de la lettre.

    Je vais arrêter mon pavé ici, j’espère ne avoir été trop confuse dans tout ce que je vous ai raconté ^^’
    Bonne continuation à l’équipe de Mangacast, et je vous dis à la prochaine ! =)

  12. agathesPrague dit :

    Merci pour ce nouveau podcast, qui, comme les précédents, était très intéressant. J’ai d’ailleurs particulièrement apprécié Jean-Philippe Dubrulle qui était très agréable à écouter !

    J’aimerais tout de même revenir sur quelques points ayant été abordés durant l’émissions.
    Vous faites à plusieurs reprises une analogie entre « l’offre » illégale papier et celle relative à la vidéo ; il faudrait peut-être du coup préciser que la majorité des séries qui sortent aujourd’hui sont uniquement là pour promouvoir soit a) le manga (dans le meilleur des cas) soit b) les produits dérivés. Non pas que télécharger une série animée soit moins grave par opposition au manga, mais le mal occasionné reste très différent (égale, certes, mais différent).

    Également, il me semble intéressant de revenir sur le fameux point de l’étude qui aborde la question de l’achat après avoir déjà-vu ladite série. La raison pour laquelle il me semble y avoir un écart entre les résultats de l’étude et la réalité est que si beaucoup de personnes procèdent en effet ainsi, il y a effectivement certaines conditions. Outre le prix, l’éditeur, les délais, etc, encore faudrait-il comprendre pourquoi est-ce qu’une personne regarde une série.
    Comme beaucoup de personnes, je crois, bien souvent je regarde des séries par curiosité tout en sachant pertinemment qu’elles n’auront jamais la capacité à m’intéresser assez pour « justifier » un achat de ma part, car j’ai la certitude que sans cette « offre » illégale jamais je n’aurai jeté mon dévolu sur la série. Parallèlement à cela, j’ai pu me procurer des éditions deluxe de mangas, de DVD’s, des artbooks, etc, grâce au piratage ; du coup, je fais parti de ceux qui auraient (car je ne me souviens plus si j’avais répondu à l’étude ou non…) coché la case « Oui » quant au fait d’acheter une œuvre pour un second visionnage.

    Ça pose du coup un problème de déontologie certain ; beaucoup partent du principe qu’il n’auraient de toute façon pas acheté l’œuvre, alors pourquoi ne pas la regarder ? quand la réelle question à se poser est : Est-ce qu’en regardant ces séries je n’alimente pas moi-même ce marché parallèle et était-ce réellement nécessaire de la visionner (bon pour le coup la réponse est forcément « non » mais vous comprenez l’idée !) ?

    Pour terminer, et c’est d’ailleurs une chose que Gregoire Hellot en faisant une analogie avec l’industrie de la musique ; si les éditeurs continuent de vouloir éradiquer le piratage plutôt que de chercher à y répondre, ils vont droit dans le mur et se feront manger par quelqu’un (en l’occurrence Apple dans le cadre de la musique) qui débarquera avec une idée toute simple mais foutrement efficace (de mauvaise qualité mais efficace).
    En parlant d’analogie et pour en faire une dernière, si la bande dessinée est elle aussi allégrement touchée par le piratage, les ventes ne chutent pas pour autant. Pourquoi ? Car la bande dessinée dispose d’une image autrement plus qualitative que le manga qui pour beaucoup de personnes restent un petit livre en noir et blanc sans grande valeur (qui d’un point de vue strictement factuel reste assez vrai comme ça ne dépasse que très rarement les 10€).

    • Je ne suis pas du tout d’accord quand tu dis qu’un animé est produit pour promouvoir un manga et/ou des produits dérivés.
      Un animé n’est pas produit ni par son auteur ni par son éditeur, mais par un comité de production intéressé par l’oeuvre originale. Ils produisent l’animé pour le rentabiliser, pour le promouvoir lui.
      Si un animé booste systématiquement les ventes du manga original, l’auteur et l’éditeur de ce dernier ne sont qu’ayants-droit de l’oeuvre animée.

      Un animé est une oeuvre aussi respectable que le manga, même s’il n’est pas original. A noter, tout de même, qu’une très grande partie de la production saisonnière n’est pas issu d’un manga ou d’un light novel.

      Il n’y a pas moins de gravité à pirater un animé qu’un manga.
      Pas plus qu’il n’est moins grave de pirater un manga dérivé d’un animé/jeu vidéo original, parce qu’il serait inspiré d’une autre oeuvre.

      C’est un gros problème de dire (et de penser) que ce n’est pas grave de pirater une série, que de toute façon on n’aurai jamais payé.
      Si on ne veut pas payer, on ne devrait pas consommer.
      Dans les œuvres artistiques il y a du bon, du très bon, et tout le contraire. Mais, pour autant, ces œuvres ont un coût, et on ne devrait pas les dénigrer sous prétexte que l’on ne soit pas prêt à payer.
      Il fut un temps (pas si lointain, environ 20 ans) ou des gens comme moi, ou Ahmed AGNE (de Ki-oon), achetaient a peu prêt tout ce qui sortait en production manga/animé en France, tant il y avait peu à se mettre sous la dent. Et pourtant on était ado/pré-ado, avec tout ce que cela sous-entend en terme financiers.
      On a consommé des titres que l’on ne lirait même plus aujourd’hui. Ces mêmes titres dont on dirait, maintenant, « je ne vais pas payer pour ça ».

      Pourtant ce sont des œuvres d’auteurs, et il n’y pas de justification acceptable pour dire que l’on ne va pas les consommer sans rémunérer la chaîne de production.

      Un film/animé/manga ne « mérite » pas que l’on paye pour lui ? Alors pourquoi le consommer ?

      On ne peut pas décemment se cacher derrière le fait d’acheter des artbooks ou même des produits dérivés.
      Ce n’est pas en rémunérant Jacques que l’on va justifier de consommer sans payer le produit de Paul.

      Je peux comprendre la curiosité que l’on vis à vis d’une série dont sons entourage et les médias parlent, il y a une vraie hype qui se créée, notamment sur les réseaux, et il est dur d’y résister.
      Mais alors on se doit de passer par les canaux légaux existants. Aujourd’hui ils sont plus que fonctionnels, et très réactifs. On n’est plus 10 ans en arrière, où n’y avait rien.

      Et ce, même si l’oeuvre est un carton largement rentabilisée.

      En dehors des séries non licenciées, il n’y a vraisemblablement aucune *bonne* justification pour ne pas rémunérer les auteurs.

      Le souci que tu cibles en fin, pose un vrai problème.
      Oui les éditeurs doivent, maintenant, faire avec ce que permet internet. Mais on a forcé la main des gens, en piratant massivement la culture.
      Car tout ça a commencé non pas en sortant des films/animés/livres non licenciés, mais en piratant les produits disponibles sous licence. En proposant un nouveau mode de *consommation*, celui que l’on peut assimiler à du vol, ça force les éditeurs à s’adapter.

      Et s’adapter coût cher, et n’est pas forcément rentable.
      Kazé a beaucoup de difficulté à faire fonctionner son secteur vidéo. Les droits n’ont jamais été aussi chers, les gens n’ont jamais autant piraté, mais les consommateurs n’ont jamais été aussi exigeants : plus de HD, de 5.1, de la VOSTFR, de la VF, du Blu-ray, du DVD, des coffrets collectors, des bonus, des produits dérivés… Et ?
      Pas beaucoup plus d’acheteurs, même quand l’offre de l’éditeur répond aux demandes.
      Parce qu’on demande beaucoup, mais qu’au final on ne souhaite pas payer la facture.
      Un super collector BD avec OST et goodies ? On veut un truc qui dépasse pas les 30-40€, sauf que ce n’est pas possible vu le coût de la chaîne de production.

      Aujourd’hui seuls fonctionnent, à peu prêt, les éditions low-cost comme celles de Déclic qui édite et réédite les mêmes animés en boucle à bas prix.

      La BD est moins touchée, pour le moment, non pas par considération « qualitative », juste que les modes de consommation de lecture numérique ne sont pas démocratisés.
      L’adoption massive des tablettes et liseuses est en train de fortement changer la donne. De plus en plus de gens ne lisent plus leurs mangas que via leurs supports numériques, et cette part grossit de trimestre en trimestre.
      Il suffit de voir le nombre d’acteurs de la BD numérique qui se sont lancé en 14 mois pour comprendre que les éditeurs/distributeurs ont capté l’enjeu, et qu’ils veulent être prêt.
      De même les éditeurs de mangas français travaillent sur le simultrad, car ils sont forcés de s’adapter à cette nouvelle exigence dont ils sont persuadés qu’elle deviendra aussi forte que l’est le simulcast pour les animés.

      Un petit pavé pour te répondre ! ^^;
      Merci à toi, en tout cas 😉

      • Prague dit :

        Pour préciser quelques points, je n’ai jamais dit que c’était moins grave de pirater une série plutôt qu’un manga, seulement je reste persuadé que c’est ce que beaucoup de personnes pensent. Quant au fait que les séries ne sont pas produites pour promouvoir les produits dérivés ou l’œuvre originelle, c’est à moitié vrai comme on ne compte plus le nombre de séries qui se terminent après seulement 13 épisodes juste histoire de donner de la visibilité au manga ; même si, effectivement, il y a beaucoup d’exceptions.

        Également, et ça en revanche c’est quelque chose que je peux affirmer car c’est facilement vérifiable (ne serait-ce qu’en citant « Tari Tari » qui était la SEULE série qui n’était pas une adaptation de la saison durant laquelle elle est sortie, et c’est très loin d’être une exception comme 90% des séries qui sortent par saison sont des adaptations).

        Autrement, j’avoue avoir toujours plus facilement trouvé des bandes dessinées au format numérique (légalement ou non d’ailleurs, quitte à être honnête) plutôt que des mangas.Cela dit, il faut avouer que le DC Comics et Marvel communiquent généralement assez bien et sont de fait beaucoup plus visibles, mais quand même.

        Merci pour la réponse et désolé si je me suis mal exprimé !

        • OK, je comprend mieux.
          Après question nombre d’épisodes, le problème viens beaucoup du fait qu’une série coûte plus cher, aujourd’hui, qu’il y a 10-15 ans, et, donc, que l’on limite les frais. Les japonais étant devenus très sensibles à l’aspect graphique des animés, beaucoup du budget y passe et limite la possibilité de produire 26 épisodes d’une saison.

          Après tu as beaucoup adaptations de light novels ou de jeux vidéo, ne serait-ce que parce que ça rassure des producteurs qui préfèrent miser sur des licences déjà existantes (et qui ont déjà un public) que sur des scénarios entièrement originaux dont on ne peut prévoir le succès.

          Effectivement, les comics sont plus facilement dispos car les américains ont plus tôt compris l’importance d’un virage numérique avant de se faire submerger par les copies pirates.
          Les japonais ont toujours été réticents sur la chose numérique, et il est compliqué de les décider.
          Un éditeur français a été obligé de faire un voyage pour ça, au Japon, afin de passer ses journées à convaincre ses partenaires qu’il fallait passer son catalogue au numérique, et travailler sur le simultrad.

          Les choses avancent, doucement, mais elles ne se mettent en place ! 😉

          Merci de ta participation qui reste enrichissante !

  13. jeremie dit :

    sympa comme toujours

  14. Saga (JP Dub) dit :

    Bonjour à tous ! Un petit message ici pour vous remercier de vos commentaires, extrêmement riches d’enseignements, et qui donnent une toute nouvelle portée à cette étude.

    Il y aurait peut-être quelque chose à faire sur la trajectoire personnelle des fans d’anime…! 😉

  15. hikaru dit :

    Emission intéressante… étant moi-même auteur de bande dessinée (et donc complètement fauchée… haha ), je dois dire que je ne supporte pas les gens ayant le fameux discours de la « culture gratuite », cependant je m’interroge … c’est bien joli de dire « c’est pour payer les animateurs » oui… mais combien ? sur les offres payantes, quel pourcentage leur est réellement reversé ? ça ce serait intéressant à savoir … il faut du chiffre, du concret… vous voulez rendre les éditeurs sympathiques ? il ne suffit pas de poster une photo d’un petit chaton ou d’un mangaka qui est à l’agonie… (diffuser un message d’Oda (millionnaire) qui pleurniche sur son sort ? c’était une blague j’espère ?) Les éditeurs peuvent bien être des passionnés d’animation, ce sont avant tout des opportunistes contrairement aux fansubs qui traduisent par passion ; les éditeurs ont juste voulu profiter de ce marché crée uniquement grâce aux fansubs , ok pour l’argument « faut rémunérer les auteurs » même si le marché japonais se fout royalement de l’étranger, (c’est pas comme si les japonais concevaient leur animes et leur manga pour l’international…ils n’ont jamais fait le moindre effort pour exporter leurs créations… ) mais dites-nous combien ça leur rapporte notre contribution !! Est-ce réellement reversé à la source ? J’aimerais tant avoir une enquête à ce sujet !! Ce serait juste super …

    • A titre personnel, je ne parle jamais de « payer les animateurs ». Faire pleurer dans les chaumières, c’est pas exactement ma came. J’ai conscience que ma passion se situe dans une industrie culturelle commerciale.
      Ce que je dis, en revanche, c’est que toute création artistique, même de sous-culture, à des concepteurs, des producteurs, des ayants-droit, qui ont travaillés, on investi pour que ce projet voit le jour et soit diffusé.

      Tout animé à un coût certain, et quel qu’il soit il justifie que le spectateur mette la main au porte monnaie pour rémunérer quelque chose qui n’est pas gratuit : par le visionnage de publicité, par l’abonnement ou par l’achat vidéo.

      De notre côté, on ne veut rendre personne sympathique, on veut juste rétablir la vérité d’un marché qu’on connait depuis ses balbutiements.
      Mais nous sommes de fervents défenseurs des licences, car la licence c’est ce que vend l’ayant-droit nippon pour que l’on exploite son travail en dehors de son territoire.

      L’animation japonaise, comme le manga, sont des industries hautement commerciales qui n’ont pas vocation à faire oeuvre de charité, ni a rassasier les boulimiques du gratuit.

      Intéressants tes arguments, on en lit un certain nombre de ce genre sur les réseaux de fansubbeurs. Malheureusement il y a beaucoup de faux.
      Le marché n’a en rien été créé par le fansub.
      Au moment où Cédric LITTARDI lance le label Kazé, pour ses VHS, on est en 1994.
      Il y a 20 ans, internet ça n’existait pas, et le DivX je t’en parle même pas !
      Le marché de l’animation, en France, ce sont des éditeurs comme Kazé, AK Video, Dynamic Visions et consorts qui l’ont créé de toute pièce.

      Le fansub est arrivé des années plus tard, profitant du relatif retard de traitement entre la diffusion au Japon et l’arrivée en vidéo chez nous.
      Les épisodes étant dispos le lendemain de la diffusion, en DivX via IRC, les mecs ont pris les pli des teams américaines.

      Comme quoi… Aujourd’hui, ADN c’est Kana et… Kazé, le pionnier du secteur.

      Dans l’absolu la passion « désintéressée » des fansubbeurs c’est bien, mais ça n’a pas de sens. Si les ayants-droit vendent une licence, ce n’est pas pour retrouver leur travail gratuitement sur le net, passion ou pas.
      Passe encore d’un animé qui n’a pas trouvé preneur. Mais pour le reste c’est injustifiable, d’autant que les entreprises qui font de l’animation en France ne roulent pas sur l’or. Ce n’est pas un business aussi rentable qu’on peut le lire de-ci, de-là.

      Maintenant, sache que le système de licence d’animé est le même pour tous.
      En gros : les ayants-droit vendent une licence (elle se découpe en 3 canaux : vidéo, TV, et VoD/sVoD) à un certain prix déterminé par les japonais.
      Tant que cette somme n’est pas atteinte en bénéfices nets par l’éditeur français, rien d’autre n’est reversé. Au delà, le contrat prévoit un pourcentage sur les bénéfices.
      A noter que les animés qui ont reversés des royalties au delà du versement initial sont moins nombreux que le contraire. Ce qui tend à prouver que les licences sont chères et pas si rentables 😉
      L’exception c’est le contrat de Wakanim, qui reverse sur chaque épisode regardé/téléchargé. Dans un souci de transparence, ils signifient les royalties qu’ils reversent aux ayants-droit : http://www.wakanim.tv/Statique/Royalties

      Et non, les japonais ne s’en foutent pas du marché étranger.
      Sinon comment expliques-tu que le groupe Hitotsubashi (plus gros éditeurs de manga) se soit implanté en France via le rachat de Kazé ?
      Comment expliques-tu, aussi, l’ouverture de la zone business de Japan Expo destinée à recevoir les ayants-droit japonais qui viennent négocier en BtoB en direct, chez nous ?

      Je ne sais pas d’où tu tires ton exemple sur Eichiro ODA, mais, pour ma part, ce n’est pas parce que son manga cartonne qu’il est plus justifiable de le pirater.
      Une oeuvre est une oeuvre, qu’elle cartonne ou qu’elle vivote, et elle n’existe pas pour qu’on en jouisse gratuitement.

      Tu vois, dans ton message (copié d’arguments qu’on lit sans cesse sur les forums/pages de teams) il y a énormément de contre-vérités, d’omissions, et de belles paroles qui ont peu de sens.
      Non les éditeurs français ne sont pas des monstrueux capitalistes qui ne cherchent qu’à s’en mettre plein les fouilles. Ce sont des investisseurs qui ont choisi de travailler dans le domaine de leur passion, et d’investir leur argent perso pour monter des boites et acheter des licences pour qu’elles soient légalement distribuées chez nous. Ni des anges, ni des démons 😉

      Pour finir, un article sur les budgets de l’animation japonaise (qui date de 2012) qui est, aussi, très intéressant : http://www.asiafilm.fr/2012/02/13/les-budgets-de-lanimation-japonaise/

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