Japan Expo - 16e Impact

Mangacast Extra EX:01 : Big Bang Anim’, dans les coulisses de l’aventure Animeland avec Yvan WEST LAURENCE et Gersende BOLLUT

Mangacast Extra EX:01 : Big Bang Anim'

En 1991, une bande de copain passionnés d’animation se lancent dans le projet, un peu fou, d’éditer un fanzine autour de l’animation japonaise en France, alors que rien de tel n’existe et que les boutiques qui pratiquent l’import ne sont pas légion.

Cette équipe d’adolescents, menée par Yvan WEST LAURENCE, ne se doutait pas, alors, que leur projet qui donnera corps au mythique Animeland, allait bouleverser notre rapport à ce médium, et apporter un nombre incalculable de professionnels au secteur, dont certains sont encore, aujourd’hui, à des postes influents chez les plus grands éditeurs.

Dans ce numéro exceptionnel de Mangacast Extra, nous revenons sur ces « années Animeland » au travers du regard de son fondateur Yvan WEST LAURENCE, en sa compagnie et celle de Gersende BOLLUT, auteur du livre Big Bang Anim’.

Mangacast Extra EX:01, est présenté par Kobito et Kubo.

Fiche de l'émission

Logo Animeland de 1996Numéro: EX:01
Parution: Novembre 2013
Format: MP3, 128kbps
Durée: 66’40

Sujet: BIG BANG ANIM’, DANS LES COULISSES DE L’AVENTURE ANIMELAND
Animé par: Kubo et Kobito

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BIG BANG ANIM’, dans les coulisses de l’aventure Animeland

Big Bang Anim' chez Omaké Books

Auteurs : Yvan West Laurence / Gersende Bollut
Collection : Culture Geek
Format : A5
Nombre de pages : 292 pages
Prix de vente : 20 €
Date de parution : 4 novembre 2013
ISBN : 978-2-919603-06-0
Colorimétrie : pages N&B et cahier couleur
Illustrations : plus de 300 photos

RÉSUMÉ
En 1991 naissait AnimeLand, un fanzine sur l’animation et le manga qui tentait cinq ans plus tard l’aventure kiosques avec un succès depuis lors non démenti. Même si le cap des vingt ans est passé et que le mensuel tient vaillamment la route, le monde a changé et le public aussi. Big Bang Anim’ retrace, par le biais de son fondateur Yvan West Laurence, une aventure humaine riche en souvenirs qui a conduit nombre de collaborateurs à oeuvrer dans le secteur de l’animation et du manga. Par-delà les coulisses d’une revue de référence, l’ancien rédacteur en chef rend hommage à presque 25 ans d’histoire de l’animation en France sur près de 300 pages richement illustrées !

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© Omaké Books. © Yvan WEST LAURENCE/Gersende BOLLUT.

Big Bang Anim’ sur le site d’Omaké Books

Nos invités:

Nom : Yvan WEST LAURENCE
Fonction : Ancien rédacteur en chef d’Animeland / Consultant et conférencier

Nom : Gersende BOLLUT
Fonction : Journaliste pour Les Années Laser, AnimeLand, Télérama, Chronic’art, Zoo

Liens utiles:

Omaké Books : site officiel de l’éditeur du livre

Animeland : site internet du magazine

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© Anime Manga Presse. © Omaké Books. © Yvan WEST LAURENCE/Gersende BOLLUT.
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25 Réponses à Mangacast Extra EX:01 : Big Bang Anim’, dans les coulisses de l’aventure Animeland avec Yvan WEST LAURENCE et Gersende BOLLUT

  1. Gemini dit :

    Avec toute cette promotion autour de Big Bang Anim, je me suis demandé quel rôle le magazine avait joué dans mon propre parcours. Réponse : aucun.

    Dans cet entretien, Yvan West Laurence – fondateur d’Animeland – explique que le magazine a servi à fédérer et informer les lecteurs et les amateurs d’animation japonaise à une époque où internet n’existait pas (ou du moins n’était pas démocratisé en France). C’est bien gentil, mais savoir que cela existe, c’est déjà une information. Information que je n’ai obtenu que le jour où j’ai eu accès à internet, justement, ce qui tout-de-suite met à mal une de ses fonctions premières.

    J’ai commencé les manga et l’animation japonaise dans les années 90, mais quand tu viens d’une petite ville de province, que la boutique spécialisée la plus proche est probablement à 100 km de chez toi, et que tu ne rencontreras pas d’autres passionnés avant le lycée (période à laquelle j’avais déjà internet), comment veux-tu savoir qu’il existe un magazine du nom d’Animeland ? Ce fût exactement la même chose pour Le Seigneur des Anneaux : cela correspond à une culture éloignée de celle dans laquelle j’évoluais, et il a fallu attendre l’adaptation au cinéma pour que j’en découvre l’existence.

    Alors comment fais-tu ? Comme tu peux. En gros, tu te démerdes. Et surtout, tu t’accroches. Ce n’est pas forcément simple, mais tu n’as pas le choix. Évidemment que j’aurais adoré lire Animeland, enrichir mes connaissances et élargir mon champ de vision.
    Le jour où j’ai enfin acheté mon premier numéro – ne me demandez pas lequel – je savais que je pouvais obtenir les informations sur internet, mais certains dossiers me plaisaient, et je lisais aussi les critiques. Concernant ces-dernières, j’ai rapidement privilégié les avis sur les forums que je fréquentais, émanant de personnes que j’apprenais à connaitre au quotidien. Puis, constatant que tous les dossiers ne suscitaient pas nécessairement mon intérêt, ça s’est arrêté là. Nous étions en 2003.

    Après, que le magazine ait pu avoir un impact sur le marché en imposant des termes ou en voyant passer de futurs responsables éditoriaux ou même éditeurs, c’est peut-être vrai mais cela correspond à une réalité très loin de la mienne. Ce sont des phénomènes qui se sont quand même plus développés dans la sphère parisienne, dans les boutiques spécialisées, les conventions, et autres lieux de rassemblement – bref, des endroits dont je n’imaginais même pas l’existence – et dont les conséquences me paraissent difficilement quantifiables. Les personnes qui ont vécu ça à l’époque, de mon point de vue, furent avant tout au bon endroit au bon moment. Pas forcément des privilégiés, mais pas loin. Ce qui n’enlève rien aux mérites de ceux qui ont monté des fanzines, des micro maisons d’édition, des boutiques, etc… mais il ne faudrait pas oublier ceux qui n’avaient pas accès ne serait-ce qu’à d’autres passionnés pour discuter, et qui devaient se sentir sacrément seuls.

    • C’est sur que tout le monde n’a pas dû en profiter. Plus les gens étaient isolés, moins ils avaient de chance d’accéder à ce qui commençait à poindre en France.
      En cela, internet à grandement changé la donne.

      Malgré tout, la diffusion du fanzine a été exceptionnellement bonne (en comparaison de bien d’autres), avec une vraie disponibilité sur le territoire. Bien évidemment, on ne trouvait les quelques exemplaires que dans des boutiques spécialisées dans les domaines de l’imaginaire.

      Mais bon nombre de gens de province témoignent de leur lecture d’Animeland, période fanzine, et ce dans plusieurs endroits de France, ce qui montre que le titre à bel et bien rempli son office.

      Après, il est clair que la diffusion kiosque à sacrément amélioré la chose, rendant le magazine disponible à tout un chacun. D’autant que, à son lancement en 96, internet était quelque chose de marginal.

      • Dende dit :

        Je pense que tu n’as pas eu de chance car je vivais dans un village SUPER paumé dans la montagne mais le marchand de journaux recevait le magazine…
        Du coup c’était ma seule source d’info avant d’avoir internet.

        C’est le numéro 70 (http://www.animeland.com/mag/voir/70/Animeland-70) qui avait retenu mon attention avec sa couverture anniversaire.

        Sinon, le fait que mon père avait pris un abo C+ à l’époque des la diffusion d’Eva, Cowboy Bebop, Escaflowne et Lain a aussi contribué bien sûr.

        • La Dende qui poste un commentaire sur le site !! xD

          Je pense, aussi, qu’Animeland a été le journal autour de la japanime le mieux diffusé de France, et de loin.
          Après, c’est sur que si on ne sait pas que ça existe, dur de faire l’effort d’aller le chercher.

          Perso, puisqu’on est dans les confessions, j’ai commencé à lire Animeland au n°17. Avant cela, le tout jeune ado que j’étais ne voyais pas l’intérêt de lire un magazine… Mais le premier feuilleté à dû être le 11 ou le 12.
          Pour moi, AL a vraiment été un titre (surtout dans la période magazine à partir de 96) qui m’a accompagné, et dont je garde un souvenir ému plein de nostalgie.

  2. Enka dit :

    Bonjour à toute l’équipe,

    Je suis allé au TGS samedi et j’ai acheté Big Bang Anim’ dédicacé par Yvan West Laurence, c’était très sympa. ^^

    Au sujet du magazine, aujourd’hui je trouve que la qualité n’est plus au RDV.
    Quand j’achète un magazine, ce que j’attends ce sont des dossiers complets, pointus, recherchés, de plusieurs pages (interview, œuvres, évènement…), je me fiche de savoir que tel ou tel titre sort tel jour, je peux avoir ces informations partout sur internet et lire des sujets survolés d’une page et des critiques effleurés en pagaille ne m’intéresse pas.
    Cependant AnimeLand m’a beaucoup apporté. Quand je commençais à m’intéresser au manga je n’avais ni librairie, ni internet ou en trouver  (j’habitais dans un coin très très paumé), par hasard dans un tabac/presse je suis tombé sur le magazine. Ne connaissant rien au milieu, AnimeLand m’a énormément enrichi.

    En tout cas ce numéro de Mangacast était très intéressant. Merci.
    Bon j’ai un livre à lire.

    • Merci à toi.

      J’avoue ne me plus vraiment retrouver dans les 2 dernières « nouvelles formules » d’Animeland, peut-être parce que le fanzine puis le magazine ont bercé mon adolescence, et qu’on est souvent attachés aux souvenirs.

      Maintenant la formule lancée en septembre à, quand même, bien amélioré les choses et le magazine est revenu à certains fondamentaux, comme le souligne Yvan.
      On verra ce qu’il en sera sur la durée.
      Ce qui est sur, c’est qu’il est primordial que ce pionnier vive, et sorte de cette passe compliquée. C’est un poumon important de la japanime.

      J’espère que tu prendras autant de plaisir que moi à la lecture de cet excellent ouvrage ! 🙂

  3. olivier Petit dit :

    Impec cette émission! Merci à ces passionnés, d’Animeland, mais aussi du Cri qui tue, de Mangazone, de tsunami, de virus manga et à Thierry Groensteen, qui m’ont accompagné longtemps avec la passion du manga. Aujourd’hui le manga est partout grâce à eux et les éditeurs font de très belles choses pour les amateurs. .

    • Tout à fait. On ne se rend pas toujours compte de l’importance qu’ont eu ces amateurs dans la construction du domaine du manga en France.
      Ce livre rend un très bel hommage à un homme, et au magazine qu’il a fondé, qui a été très important et a permis à la France d’avoir autant de productions nippones.
      Il s’en défend car il est beaucoup plus humble qu’il n’y parait, mais l’importance de son travail, et de celle des équipes qui ont travaillé pour lui, doit, aujourd’hui encore, être saluée.

      Je suis très heureux d’avoir pu faire une émission avec et sur Yvan WEST LAURENCE, dont le travail à bercé mon adolescence. 🙂

  4. Dende dit :

    Je ne reviendrai pas sur ma découverte du magazine dont je parle déjà dans un autre commentaire mais je dois avouer que même si je n’achète plus (je ne les lisais plus) j’ai conservé précieusement mes anciens exemplaires qui me rappellent pas mal de bons souvenirs.

    Quand YWL a évoqué certaines couvertures par exemple, je l’ai ai visualisées sans problème…

    M’intéressant plus au manga, je lisais surtout les rubriques qui y étaient consacrées et je regrette vraiment l’échec du Virus Manga 😐

    • Ça fait plaisir de voir qu’il y en a d’autres à qui tout cela parle et rappelle de bons souvenirs.

      Je nourri le même regret du non-succès du Virus Manga, qui était vraiment un excellent canard, plein d’analyses pertinentes sur le manga. Je garde précieusement mes anciens numéros que j’ai pris grand plaisir à lire.

  5. Gemini dit :

    Contrairement à Dende, quand il a évoqué les couvertures, ben cela n’a strictement rien évoqué pour moi, je suis incapable de me souvenir des miennes… Cela en dit long.
    Pour la nouvelle formule, j’ai croisé Nicolas Penedo qui m’a expliqué que dans le fond, cela arrangeait l’équipe car cela leur laissait plus de temps pour faire de vrais dossiers, bien documentés, comme auparavant.

  6. Yvan WEST LAURENCE dit :

    Eh bien GEMINI si tu as du te débrouiller seul et que tu n’as connu AnimeLand que tardivement, tu ne fais qu’abonder dans notre sens : il a fallu le sens de la débrouille pour avancer. Tu l’as fait dans ton coin, c’est parfait. Nos chemins ne se sont pas croisé, tu m’en vois désolé mais si tu as pu nourrir ta passion notamment avec le net, j’espère que tu nous excuseras d’avoir existé et d’avoir lutté et partagé pour notre passion commune avec d’autres outils et d’autres moyens. Sans rancune ?

  7. Gemini dit :

    Pourquoi « sans rancune » ? Je ne suis jamais tombé sur Animeland à l’époque où j’aurais pu en avoir besoin, mais si je devais trouver des responsables, ce seraient plus mes parents pour s’être installés dans un coin paumé. J’ai beaucoup de respect pour tous ceux qui ont essayé de monter quelque chose – magazine, convention, ou autre – mais cela ne m’a jamais concerné directement, ce que je regrette forcément. C’est sûr qu’à l’époque, pour se passionner dans un domaine plus ou moins marginal, il fallait s’accrocher. L’attachement à Animeland est quelque chose que je vois beaucoup aujourd’hui, même chez ceux qui n’ont plus acheté un numéro depuis 10 ans, mais mon propre parcours a fait que ce n’est pas mon cas. Le seul problème que je peux avoir avec ces personnes, c’est qu’elles considèrent Animeland à la fois comme un acquis et comme un passage obligé – à plus forte raison à l’époque – alors que non, y avoir accès n’allait de soi que pour ceux qui avaient conscience de son existence.

    Vous « excusez d’avoir existé », qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre franchement… u_u

  8. Yvan WEST LAURENCE dit :

    Ce qu’il faut entendre, monsieur du Gémini, c’est que ton cas n’est pas celui de tout le monde, mais que tes réactions semblent clairement faire comprendre que notre parcours, qui n’est pas le tien, n’a aucun intérêt, et OUI je prends mal ce que tu écris parce que tu sembles quand même dire » jamais eu besoin d’eux, quel intérêt d’en parler ». Mais je te tire mon chapeau, se débrouiller avec internet dans les années 90 et même début 2000, sachant que ce n’était pas dans tous les foyers français, c’est quand même quelque chose. Mais le sujet ici n’est pas TOI mais l’expérience et l’aventure que j’ai VECU depuis presque 25 ans. Ce chemin parcouru c’est quand même quelque chose, même si tu t’en moques.
    Donc continue à te tortiller la nouille et puis c’est tout, dans ton coin et à te convaincre que c’est bien comme ça, derrière ton petit écran. 🙂

  9. Gemini dit :

    Je croyais que le sujet, c’était Animeland ?

    Je cherche seulement à mettre en avant un point : quand j’ai écouté ce podcast, j’ai eu l’impression pour les intervenants que, dans les années 90, Animeland allait de soi pour les passionnés de manga et d’animation, et que le magazine nous a forcément marqué. C’est une réaction que je lis souvent, et à un moment, il faut aussi rappeler que non, que cela n’allait pas de soi, et que les lecteurs de l’époque avaient de la chance. Il n’a marqué que ceux qui primo ont eu conscience de son existence, et secundo qui ont pu se le procurer.

    « Jamais eu besoin d’eux », peut-être ; ou plus exactement, j’en aurais eu besoin, mais je ne vous ai pas croisé. C’est comme ça, et je n’ai pas de DeLorean. Par contre, je n’ai pas à juger l’intérêt ou non d’en parler ; d’ailleurs, je m’en garde dans mes précédents messages, et j’aurais plutôt tendance à considérer que toute aventure mérite d’être racontée.
    A l’instar de Dende qui évoque son premier numéro, je n’ai fait qu’énoncer mon propre parcours vis-à-vis du magazine de l’animation japonaise en France ; j’aurais préféré qu’il fût autrement.

    • Oui et non, le sujet c’est le livre Big Bang Anim’ qui est une biographie d’YWL, pour lequel Animeland aura été une part énorme de sa vie.
      Quand Yvan dit que le sujet c’est lui, c’est vrai puisque c’est le sujet du livre : l’oeuvre d’Yvan, particulièrement vis à vis de l’animation en France à travers Animeland.

      Pour ma part, je persiste et je signe (oui, oui, je suis têtu !) : Animeland aura été fédérateur pour les animéfans des années 90.
      Après, il est clair que, de part son format de fanzine, les fans touchés étaient essentiellement ceux qui avaient accès, dans leur coin, à une boutique spécialisée dans l’imaginaire, ce qui ne courrait pas nécessairement les rues.
      Mais on se rend compte, avec le recul, que le succès d’Animeland s’est fait sur la France entière, pas uniquement avec une petite frange parisienne gâtée pas le nombre de boutiques existantes.
      Combien de gens de province, ayant été des « noms » du manga en France ou du fanzinat, on écrit dans le courrier des lecteurs d’AL ? Combien confessent l’importance de ce canard ?

      S’il est évident que le vrai envol d’Animeland c’est 96, et la sortie en kiosques, qui a permis l’accès d’information à tout un chacun, à un moment où internet était à peine balbutiant et où chaque minute coûtait une blinde.

      C’est *dommage* que tu n’ais pas connu AL dans les années 90, pour x raisons. Et je comprend le fait que tu énonces ton propre parcours, qui s’est fait sans le magazine.

      Malgré tout, ça ne change rien fondamentalement à ce qui a été dis.

  10. bebop dit :

    On m’a offert la réimpression du 1er volume du fanzine d’Animeland … quelle découverte ! Enfin des gens qui mettaient des mots sur ma passion, qui donnaient des noms sur créateurs et qui me permettaient d’en apprendre plus.
    J’ai réellement pu suivre Animeland quand il est passé professionnel et je me souviens encore de ma réaction quand ma petite lettre avait été posté dans le courrier des lecteurs (n°56 de mémoire)… bref j’achète Animeland depuis sa professionnalisation et je n’ai jamais raté un seul numéro.
    Animeland m’a même permis, grâce à son Hors Série n°1, d’avoir une tonne de documentation pour mon mémoire de Maitrise que j’ai eu (soyons honnête) en citant quasiment tous les articles.
    Alors certes ne pas habiter dans une grande ville compliquait les choses pour l’avoir parfois mais franchement quelle aventure de trouver un copain d cousin d’un ami qui pouvait se le procurer …
    Je profite donc de cet espace pour dire Bravo et Merci à tous ceux qui ont fait d’Animeland une réalité.

    • Yvan WEST LAURENCE dit :

      Il faut remercier Pierre Giner et Carlo Levy alors, ils ont fait l’essentiel du boulot avec Federico Colpi 🙂

  11. Miknass dit :

    Bonjour à toutes et à tous ! Podcast écouté vendredi
    dernier. *choc* j’ignorais qu’un tel livre était sorti. Le même
    jour, je commande l’ouvrage. Reçu ce matin dans ma boîtes aux
    lettres. Je l’écris, on s’en fiche, mais bon, moi j’aime bien
    retracer le fil de mon existence é_è. En plus (en plus !) j’ai lu
    vos commentaires (et alors ?). A leur lecture, j’ai eu l’impression
    que se formaient deux approches : L’une, soulignant le caractère
    « non exclusif » de l’AL, qui n’était pas un passage obligé. L’autre,
    mettant en avant le rôle de l’AL dans l’histoire des manga/anime en
    France. Je pense que ces approches ne s’opposent pas. Bien entendu,
    AL n’était pas comme un devoir obligatoire – des gens l’ont connu
    (et le connaissent), d’autres pas. ça n’enlève pas son impact du
    point de vue macro : oui, l’AL et les autres magazines, parce que
    traitant de sujets non abordés par la presse traditionnelle, on
    permis à des milliers de personnes de découvrir un pan de la
    culture japonaise, et de la culture en général (car il y avait
    aussi une place pour l’international; je parle de l’AL) Pour ma
    part, je remercie Yvan et Gersende pour ce livre. J’aime beaucoup
    ces approches, ces réflexions sur « l’univers manga ». De L’histoire
    du manga (Karyn Poupée) en passant par les revues 10 000 images, on
    a besoin de ces livres qui abordent cet univers d’un point de vue
    différent : historique, économique, sociologique, avec des
    interviews, des témoignages… ce sont autant d’angles qui nous
    permettent de réfléchir autrement. Merci également à toutes les
    équipes de l’AL ! Je fais partie des gens qui ont découvert ce
    magazine dans les années 90. Ma petite biographie (j’aime ça, je
    vous dis @_@) J’ai découvert l’AL à la bibliothèque de mon collège.
    Je ne comprendrais jamais comment ce magazine a pu se retrouver au
    milieu des livres scolaires et autres ouvrages d’enfant. Je
    soupçonne la documentaliste. Un jour, elle m’appelle, me refourgue
    la marchandise : 5 AL (vers les numéros 70 ou 80, si je me souviens
    bien é_è). Je rentre comme un petit brigand, dévore mon butin.
    C’est plus tard que je découvre le trésor en kiosque. J’ai la
    chance d’avoir des parents sympa : ils m’enregistrent les anime du
    Club do, m’achètent, en vrac, City hunter, Captain Tsubi et Dragon
    quest, m’alimentent en AL (mais je ne dois pas trop abuser non plus
    u_u). Je grandis, apprends la valeur de l’argent, économise pour
    m’abonner… *soupir* c’était la belle époque !

    • Yvan WEST LAURENCE dit :

      Le livre ne traite pas QUE d’AL… y’a aussi DIxieme Planete que tu n’as, visiblement, jamais connu 🙁
      Et puis les conventions, les avant première, les festivals…
      Quoi qu’en disent certains, l’aventure dont je trace les grandes lignes dans BBA a clairement influencé le développement de l’ANimation (avec un grand « A ») et du manga en France. On n’insistera jamais assez là dessus, l’aspect fédérateur, réunissant des passionnés qui sont en majorité devenu des professionnels, a été un des facteurs majeurs de ces développement. Et c’est là un de mes messages : si le manga et l’anime viennent du Japon, le développement en France nous le devons non pas à nos amis nippons mais à ces passionnés là.
      Et ce qui est « consommé » désormais avec facilité, nous le devons à ces personnes là. BBA est donc un hommage à cette période des années 90 autant qu’un hommage des acteurs de ces années là. 😀

      • Miknass dit :

        J’ai oublié de le mentionner : je n’ai pas encore lu le livre, je l’ai commandé et l’ai reçu. C’est pour ça que je n’ai parlé que de ce que je connaissais : l’AL, qui est le premier magazine que j’ai découvert (avant d’autres comme le Japan Vibes, Kogaru, Coyote etc.) Non, je n’ai pas connu Dixième planète… je n’ai même jamais vu ce magazine é_è.

        Bien sûr, après lecture, je reviendrai écrire mes petites impressions n_n.
        Quoi qu’il en soit, merci pour ta précision (d’ailleurs dans le podcast aussi, vous le rappelez n_n)

        • Miknass dit :

          Ah oui, j’oubliais : si mon premier commentaire a pu laisser croire que le thème du livre était, pour moi, l’AL, je m’en n’excuse, car ce n’était pas le cas (en l’achetant, j’avais bien compris que les thèmes abordés étaient plus vastes; et puis j’ai écouté le podcast^^’)
          Bon eh bien, comme dit plus haut, il ne me reste plus qu’à le lire !

        • Yvan WEST LAURENCE dit :

          😀 😀 😀 On attend tes impressions avec impatience. La moyenne de temps de lecture serait, m’a-t-on dit, d’une semaine.

          • Miknass dit :

            J’ai mis moins d’une semaine !! Mais je n’ai pas pu passer à l’ordi (vrai de vrai @_@ même que depuis lundi je passe mes journées entre les centres commerciaux horribles et la cuisine >_< !!)

            Le livre se lit très facilement. Son titre est bien choisi : on assiste bel et bien à un big bang ! A posteriori, on a tendance, consciemment ou non, à considérer que la "révolution" (animation, festivals, produits dérives, manga etc.) s'est faite naturellement. C'est tout le contraire !
            Il n'y avait rien, au départ : quand je compare avec aujourd'hui (révolution Internet, surinformation…), je me dis que vraiment, l'information, avant, il fallait avoir le courage et la volonté de la chercher : fouiller les (faibles) ressources papier, avoir un réseau d'amis, de professionnels prêts à donner un coup de main, "sacrifier" son temps… !

            C'est aussi très intéressant de voir la rencontre de passionnés, la découverte de centres d'intérêt communs, qui influent sur les carrières futures ! Rédacteurs, journalistes, créateurs d'entreprises… vous avez tous pu vivre votre passion à votre manière. Tout n'a pas toujours été facile, mais au final, il y a vraiment eu un "big bang anima".

            Le monde que nous voyons aujourd'hui, avec ses nombreux festivals, son offre impressionnante de produits dérivés… on devrait prendre le temps d'apprécier le chemin (long, sinueux) parcouru par nos aînés. Rien n'est gratuit. Il faut du temps, de la passion, de la curiosité, de la frustration, aussi. On ne peut pas tout avoir tout de suite. C'est aussi ça, ce qui ressort du livre.

            C'est vraiment un très beau livre. J'espère qu'il y aura une suite.
            Joyeux Noël !

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